L'expressionnisme est un mouvement artistique et littéraire qui a rapidement influencé le cinéma. Suite à la Première Guerre Mondiale, l'Allemagne produit une série de films dont la thématique et l'esthétique rejoignent toutes deux l'expressionnisme pictural et littéraire. En effet, les représentation cinématographique regroupent les tendances de toutes les formes d'arts nordique depuis le Moyen-âge qui se révèlent pendant les périodes de changement social ou de crise spirituelle.
Comme en littérature, les films expressionnistes déforment la réalité en l'exagérant. Ils ajoutent à l'évocation de la vision sombre de la vie une dimension paranormale liée à l'utilisation de faux décors en studio ( l'Allemagne est en ruine et le retrait dans le studio permet d'échapper à la réalité qui leur fait face ). Mais également grâce au maquillage et au jeu des acteurs qui sont exagérés, ainsi que la lumière qui est très expressive ( grâce notamment à l'utilisation de l'ombrage et du clair-obscur ). L'utilisation de la couleur par la teinture de la pellicule, les angles de caméra étranges, l'utilisation de caches afin de créer de nouveaux cadres, ainsi que la prolifération de lignes obliques ( présences d'escaliers, de fenêtres, de portes ) et de lignes courbes ( comme les arches, par exemple ) renforcent cette idée de fantastique obscur, donnant froid dans le dos et révélant l'angoisse et l'anxiété dont sont pris les personnages et ensuite qui déteignent sur les spectateurs.
Le cinéma allemands de l'époque révèle l'état d'esprit des allemands : la défaite de 1918 a affaiblit l'espoir national et l'état socio-économique de l'Allemagne est en chute libre. Les sujets de scénarios sont alors très sombres, voire lugubres. C'est alors que naît véritablement le cinéma de l'horreur.
Durant les années 1920 à 1930, beaucoup de cinéastes connurent un franc succès, je pense à Robert Wiene en 1919 avec Le Cabinet du docteur caligari ( résumé : Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu'il vivra jusqu'à l'aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnanbule s'écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s'avère être le directeur et Francis un des patient ainsi que la jeune fille convoitée... ) et à Murnau en 1922 avec Nosferatu ( résumé : À Wismar en 1838, Thomas Hutter, un jeune clerc d'agent immobilier ayant fait un heureux mariage avec Ellen, doit partir en Transylvanie afin de vendre une propriété au Comte Orlok qui désire avoir une résidence dans la ville. Durant la transaction, Orlok aperçoit une miniature d'Ellen qui le fascine et décide d'acquérir le bâtiment qui lui est proposé. Hutter, hôte du comte, ne tardera pas à découvrir la véritable nature de celui-ci. Alors Nosferatu cheminera vers sa nouvelle propriété, répandant la mort et la désolation par la peste dans son sillage. Ellen bientôt en proie aux mains griffues de Nosferatu qui la convoite, laissera le comte faire d'elle sa victime et sacrifie son sang au vampire pour sauver la ville frappée par la peste.) et enfin à Fritz Lang en 1927 avec Métropolis ( résumé : 2026, Metropolis symbolise la mégalopole futuriste, organisée selon un système de castes. Les ouvriers travaillent dans la ville basse, manipulant des machines nuit et jour, dans le seul but d’assurer le bonheur des bourgeois de la ville haute. Un savant fou, l’hybride Rotwang, met au point un androïde à l’apparence féminine, qui exhortera les ouvriers à se rebeller contre le maître de la cité : Joh Fredersen ).
Cependant, cet atmosphère de peur mêlé à l'angoisse a obscurcit la vision du monde de l'Allemagne et l'arrivée au pouvoir d'Hitler tomba à pic. Ce dernier fit mourir ce cinéma après la proclamation du III° Reich. Les années noires de la Seconde Guerre Mondiale passèrent et emmenèrent avec elles le travail des compositeurs et artistes avec elles.
Plus tard, les cinéastes Herzog, Wernders, Peterson et Tykwer donnèrent au cinéma expressionniste l'opportunité de réapparaître avec leurs films respectifs Fitzcarraldo en 1982, Les Ailes du désir en 1988, Das Boot en 1981 et Lola Rennt en 1998.
De nos jours ce sont les cinéastes Hitchcock, Welles, Proyas et Burton qui rendent hommage à cette époque du cinéma qui donna naissance aux films d'épouvantes de notre génération.
Comme en littérature, les films expressionnistes déforment la réalité en l'exagérant. Ils ajoutent à l'évocation de la vision sombre de la vie une dimension paranormale liée à l'utilisation de faux décors en studio ( l'Allemagne est en ruine et le retrait dans le studio permet d'échapper à la réalité qui leur fait face ). Mais également grâce au maquillage et au jeu des acteurs qui sont exagérés, ainsi que la lumière qui est très expressive ( grâce notamment à l'utilisation de l'ombrage et du clair-obscur ). L'utilisation de la couleur par la teinture de la pellicule, les angles de caméra étranges, l'utilisation de caches afin de créer de nouveaux cadres, ainsi que la prolifération de lignes obliques ( présences d'escaliers, de fenêtres, de portes ) et de lignes courbes ( comme les arches, par exemple ) renforcent cette idée de fantastique obscur, donnant froid dans le dos et révélant l'angoisse et l'anxiété dont sont pris les personnages et ensuite qui déteignent sur les spectateurs.
Le cinéma allemands de l'époque révèle l'état d'esprit des allemands : la défaite de 1918 a affaiblit l'espoir national et l'état socio-économique de l'Allemagne est en chute libre. Les sujets de scénarios sont alors très sombres, voire lugubres. C'est alors que naît véritablement le cinéma de l'horreur.
Durant les années 1920 à 1930, beaucoup de cinéastes connurent un franc succès, je pense à Robert Wiene en 1919 avec Le Cabinet du docteur caligari ( résumé : Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu'il vivra jusqu'à l'aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnanbule s'écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s'avère être le directeur et Francis un des patient ainsi que la jeune fille convoitée... ) et à Murnau en 1922 avec Nosferatu ( résumé : À Wismar en 1838, Thomas Hutter, un jeune clerc d'agent immobilier ayant fait un heureux mariage avec Ellen, doit partir en Transylvanie afin de vendre une propriété au Comte Orlok qui désire avoir une résidence dans la ville. Durant la transaction, Orlok aperçoit une miniature d'Ellen qui le fascine et décide d'acquérir le bâtiment qui lui est proposé. Hutter, hôte du comte, ne tardera pas à découvrir la véritable nature de celui-ci. Alors Nosferatu cheminera vers sa nouvelle propriété, répandant la mort et la désolation par la peste dans son sillage. Ellen bientôt en proie aux mains griffues de Nosferatu qui la convoite, laissera le comte faire d'elle sa victime et sacrifie son sang au vampire pour sauver la ville frappée par la peste.) et enfin à Fritz Lang en 1927 avec Métropolis ( résumé : 2026, Metropolis symbolise la mégalopole futuriste, organisée selon un système de castes. Les ouvriers travaillent dans la ville basse, manipulant des machines nuit et jour, dans le seul but d’assurer le bonheur des bourgeois de la ville haute. Un savant fou, l’hybride Rotwang, met au point un androïde à l’apparence féminine, qui exhortera les ouvriers à se rebeller contre le maître de la cité : Joh Fredersen ).
Cependant, cet atmosphère de peur mêlé à l'angoisse a obscurcit la vision du monde de l'Allemagne et l'arrivée au pouvoir d'Hitler tomba à pic. Ce dernier fit mourir ce cinéma après la proclamation du III° Reich. Les années noires de la Seconde Guerre Mondiale passèrent et emmenèrent avec elles le travail des compositeurs et artistes avec elles.
Plus tard, les cinéastes Herzog, Wernders, Peterson et Tykwer donnèrent au cinéma expressionniste l'opportunité de réapparaître avec leurs films respectifs Fitzcarraldo en 1982, Les Ailes du désir en 1988, Das Boot en 1981 et Lola Rennt en 1998.
De nos jours ce sont les cinéastes Hitchcock, Welles, Proyas et Burton qui rendent hommage à cette époque du cinéma qui donna naissance aux films d'épouvantes de notre génération.